Lorsque le thermomètre grimpe, les jeunes enfants sont les premiers impactés. Leur corps régule moins bien la température et les risques de déshydratation ou de coup de chaleur augmentent. Chaque été, les urgences pédiatriques reçoivent des enfants fatigués, confus ou même inconscients. Pourtant, quelques gestes simples permettent d’éviter ces situations. L’été est aussi une période propice aux jeux, aux sorties et aux vacances. Il s’agit donc d’adapter les habitudes, sans alarmer, mais en restant vigilant.
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ToggleAdapter le quotidien aux fortes chaleurs
Les sorties en plein soleil entre 11 h et 17 h sont déconseillées. Mieux vaut privilégier les matinées ou la fin d’après-midi. Les lieux frais et ombragés sont à préférer. Dans la maison, les volets doivent rester fermés en journée. Ouvrir les fenêtres la nuit permet de faire entrer un peu de fraîcheur.
La ventilation naturelle est à privilégier, mais un ventilateur peut être utilisé pour brasser l’air, à condition qu’il ne souffle pas directement sur l’enfant. Une pièce climatisée bien réglée offre un bon refuge lors des pics de chaleur. Cependant, il ne faut pas créer un écart trop grand avec la température extérieure.
Les activités physiques doivent être réduites. Courir, sauter, danser peuvent vite devenir trop exigeants sous un soleil lourd. Un enfant ne dit pas toujours qu’il est fatigué ou qu’il a chaud. Il faut donc anticiper pour lui. Lors des trajets ou des déplacements, mieux vaut emporter un brumisateur ou un linge humide pour le rafraîchir régulièrement.
Hydrater et habiller avec bon sens
L’eau doit devenir un réflexe. Proposez-la toutes les 30 minutes, même s’il ou elle ne la réclame pas. Les jus sucrés ou les sodas ne remplacent pas l’eau. Pour les plus petits, les biberons doivent être plus fréquents.
Si l’enfant est allaité, il peut téter plus souvent. L’allaitement reste la meilleure façon de l’hydrater dans les premiers mois. En cas de forte chaleur, certains enfants peuvent perdre l’appétit ; il ne faut pas les forcer, mais proposer régulièrement des aliments riches en eau comme les fruits ou les compotes fraîches.
Les vêtements jouent aussi un rôle. Un t-shirt ample en coton, un chapeau à larges bords et des lunettes adaptées offrent une bonne protection. Les matières synthétiques font transpirer davantage. Il faut aussi éviter les habits foncés qui absorbent la chaleur.
Reconnaître les signaux d’alerte
Certains signes doivent alerter. Un enfant somnolent, irritable ou qui refuse de manger peut être en souffrance. Une peau sèche, chaude, un teint pâle ou des vomissements sont aussi des indicateurs. En cas de doute, il vaut mieux consulter.
Le coup de chaleur est une urgence. Il peut survenir rapidement, surtout chez les moins de quatre ans. Le corps ne parvient plus à se refroidir. Le risque augmente s’il y a fièvre, maux de tête, ou si l’enfant devient confus. En attendant les secours, il faut le rafraîchir avec un linge humide, l’allonger à l’ombre et l’hydrater s’il est conscient.
Certains enfants sont plus à risque, comme ceux atteints d’asthme, de troubles neurologiques ou de maladies chroniques. Les parents doivent alors redoubler d’attention. Il faudra aussi être attentif aux médicaments qui peuvent perturber la régulation thermique.


